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2 de septiembre de 2012

La hormiga de Desnos

Une fourmi de dix-huit mètres
Avec un chapeau sur la tête
Ça n'existe pas ça n'existe pas

Une fourmi traînant un char
Plein de pingouins et de canards
Ça n'existe pas ça n'existe pas

Une fourmi parlant français
Parlant latin et javanais
Ça n'existe pas ça n'existe pas

Et pourquoi pas ?
---Robert Desnos, "La fourmi", Chantefables et Chantefleurs, París, 1955.

Quienes no estén muy al tanto de la actualidad franco-tunecina ignorarán probablemente quién es Boris Boillon, embajador de Francia en el país norteafricano hasta el pasado 26 de agosto. Nombrado por Sarkozy, su mentor, un mes después de la huida de Ben Ali, "pour redresser l'image de la France, devenue catastrophique en raison du soutien affiché pendant longtemps par Paris à Tunis", dice Le Monde, el diplomático, según Le nouvel Observateur, "avait commis de sérieuses gaffes dès son entrée en fonction", la primera de ellas recogida en este vídeo, en que Boillon demuestra ante un grupo de periodistas locales qué entiende él por "ouvrir une nouvelle page" y por adoptar "un autre style et une autre approche" en las relaciones bilaterales entre ambos países, tanto en árabe como en francés:



1 de agosto de 2011

Une sorte d'animal à deux têtes

Tel à mes yeux est l'arabe. Une langue ? Deux langues ? Pour qui a lu les vieilles Antinomies linguistiques de Victor Henry, la question est oiseuse. Disons deux états d'une même langue, assez différents pour que la connaissance de l'un n'implique pas, absolument pas, la connaissance de l'autre; assez semblables pour que la connaissance de l'un facilite considérablement l'acquisition de l'autre. En tout état, un instrument pour l'expression de la pensée qui choque étrangement les habitudes d'esprit occidentales; une sorte d'animal à deux têtes, et quelles têtes! que les programmes scolaires ne savent trop comment traiter, car ils ne sont pas faits pour héberger les monstres. On conclura peut-être que le premier responsable de la crise de l'arabe, c'est l'arabe. […]

Là où deux peuples parlant deux langues vivent côte à côte et se mêlent étroitement, si l'un conçoit, ordonne et distribue des salaires et que l'autre exécute, obéit et vit de ces salaires, il faut s'attendre à ce qu'à la longue les dirigés, les salariés, trouvent plus d'intérêt et soient plus portés à acquérir quelque usage de la langue des directeurs, des salariants, que ceux-ci à apprendre le parler de leurs subordonnés, de leurs employés. Il est sans doute fort utile pour certains français de l'Afrique du Nord d'avoir une pratique courante de l'arabe. Il est et sera plus utile pour beaucoup d'indigènes de parler peu ou prou le français (…) Et l'on conclura, je crois, que le deuxième responsable de la crise de l'arabe, c'est le français.
---William Marçais, "La diglossie arabe", L’Enseignement public. Revue pédagogique, CIV, n° 12 (1930), pp. 401-409 (409); CV (1931), pp. 20-39 (39), 120-133.

22 de noviembre de 2009

Tawfiq al-Hakim y Massignon

One day when I was visiting him at al-Ahram, he opened the drawer of his desk and produced, with evident glee, a letter from the great French Arabist Louis Massignon [...]. The letter, I was surprised to see, was written in Arabic and contained a number of grammatical errors, and it was these that Tewfik al-Hakim wanted to point out to me. Why, I asked myself, had Massignon risked writing in Arabic to someone he knew very well was perfectly able to read a letter in French? I myself studiously avoid writing in Arabic unless forced to do so, only too aware of the delight caused by any mistakes I might make.
---Denys Johnson-Davies, Memories in Translation. A Life between the Lines of Arabic Literature, The AUC Press, 2006, p. 35.

20 de noviembre de 2009

Silvestre de Sacy según Al-Tahtawi

Que los extranjeros no entienden la lengua de los árabes si no la hablan como ellos, pese a lo que pudiera parecer, no tiene fundamento, y prueba de ello es que en París yo me reuní con un noble francés, famoso en tierras europeas por su conocimiento de las lenguas orientales, especialmente el árabe y el persa, el llamado Barón Silvestre de Sacy, uno de los grandes de París [...] que, según se decía, había aprendido el árabe por la fuerza de su entendimiento, la sagacidad de su intelecto y su abundante saber, y no por medio de un maestro, salvo en sus comienzos [...] salvo que al leer pronunciaba como un extranjero y no podía hablar en árabe a menos que tuviera un libro entre sus manos. [...] En definitiva, su conocimiento, en especial del árabe, es proverbial, aunque sólo sea capaz de hablar en árabe con extrema dificultad.
---رفاعة رافع الطهطاوي، تخليص الإبريز في تلخيص باريز، الدار العربية للكتاب، 1991، ص. 101، 105.

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